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Armance, femme, médecin (et mère) de famille

Jules et la RITALINE.

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Angélique est assise dans la salle d'attente avec Jules sur les genoux.

Jules, c'est son fils, il a 6 ans.

Angélique se lève, ramasse son blouson et celui de son fils, range quelques voitures qui jonchent le sol et entre dans mon bureau. Elle jette devant elle la casquette qu'elle portait sur la tête, peu féminine, mais dont la visière masque la large cicatrice qui part de son front et court dans ses cheveux.

Elle amène aujourd'hui Jules pour le sacro-saint certificat pour le foot. Elle a laissé passer la rentrée, et attendu malgré l'insistance du responsable du club. Jules est rentré en CP cette année, c'est un peu une victoire, car rien n'est simple.

Elle s'est séparée du papa de Jules il y a 4 ans, il est parti vivre à l'autre bout de la France, alors il "prend" son fils pendant un mois en été.

Il y a 2 ans, Angélique a eu une crise comitiale. Pendant plusieurs minutes, elle était incapable de parler. Elle s'est retrouvée submergée par l'impossibilité de trouver une seul mot. Son médecin l'a adressée à un neurologue, qui a demandé, entre autres choses, une IRM cérébrale. Lorsqu'elle est sortie de cet examen, elle a attendu plus d'une heure qu'on lui donne le cliché. On est venu lui dire que le cliché n'était pas disponible, qu'on ne pouvait A-BSO-LU-MENT rien lui dire, mais qu'elle avait rendez-vous pour une consultation en oncologie le surlendemain.

Elle a donc appris de vive voix deux jours après la nouvelle qu'elle avait comprise et qu'elle redoutait deux jours avant, et on lui a expliqué le déroulement probable des mois suivants, en tous cas pour elle. On lui a dit qu'elle pouvait avoir rendez-vous avec un psychologue, ce qu'elle a refusé: depuis deux jours, elle était sommée de se débrouiller avec elle-même, elle n'attendait de ménagement de personne.

Il lui a fallu s'organiser, gérer l'opération, les soins, l'incertitude, et son fils.

Huit mois après, elle a commencer à émerger doucement, sortir un peu de la maladie, des traitements, reprendre une vie qui ressemble un peu plus à celle des autres, envisager avec inquiétude de reprendre son travail d'aide soignante.

Six mois plus tard, elle est revenue me voir, désemparée. Il lui avait été impossible, l'après-midi précédent, de prononcer un seul mot. L'IRM a montré de nouveau un petit quelque chose qui n'y était pas la dernière fois. Il a fallu de nouveau reprendre le cycle: chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, le neurochirurgien donnant un pronostic plus qu'incertain: ça ne devrait pas récidiver, mais ça a récidivé, on ne peut pas avoir d'explication pour tout.

Pendant ce temps là, Jules grandit comme il peut, entre Maman, la nounou et des amies de Maman qui font la jonction en période de soin. Il fréquente l'école maternelle, où la maitresse le trouve un peu turbulent, mais parvient à gérer avec le groupe: "heureusement qu'en maternelle, ils ont le droit de se lever...". La maitresse a demandé de "faire voir" Jules par l'orthophoniste, qui ne trouve rien de flagrant, puis le psychomotricien, qui propose "des séances".

Jules vient de rentrer au CP. En début de consultation, nous abordons le sujet de sa scolarité. Son année démarre plutôt bien au niveau strictement scolaire, mais la maitresse se plaignait beaucoup en début d'année du comportement de Jules: il se lève, il bouge tout le temps. Je demande comment se comporte Jules à la maison, et Angélique me répond que, certes, il n'est pas toujours d'accord avec tout, mais qu'elle ne le trouve pas si terrible. Il lui arrive de se mettre en colère si on lui refuse quelque chose, mais se calme ensuite. Elle ne trouve pas qu'il papillonne tant que ça, "ceci dit j'ai qu'un enfant, je ne sais pas comment sont les autres chez eux". Jules nous écoute pendant ce temps là, assis sur le tapis, en jouant avec un boulier.

Pendant que j'examine son fils, Angélique continue:

- Elle a parlé d'hyperactivité. Elle a dit qu'il fallait un traitement. Moi, je voulais pas. Elle a insisté. Elle a dit qu'il pouvait pas rester comme ça, que si ça continuait, elle ne pourrait plus le prendre. J'ai eu peur. Elle m'a envoyer voir un neuro-pédiatre il y a 1 mois. Il lui a prescrit la RITALINE.

J'étais surprise et à vrai dire un peu vexée tout d'abord que toute cette démarche ait été faite sans sans m'informer ni me demander mon avis, puisque je suis censée m'occuper de ce bout de chou. J'étais surtout surprise que cette demande se soit faite ou ait été reçue avec la menace de ne pas prendre l'enfant à l'école, qui est pourtant obligatoire pour tous les citoyens de six à seize ans.

Je lui demande:

- Et depuis?

- Depuis? C'est impeccable, elle le trouve beaucoup mieux, plus attentif, plus calme. Elle ne me dit plus rien, ça fait un mois.

- Et il en prend combien?

- Ah, mais il en prend pas, il en veut pas. J'ai pas envie de lui courir après le matin, alors j'ai laissé tomber, je ne l'embète plus avec ça.

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insure or ensure and information about both 26/11/2013 09:32

You have shared a very good life story over here. It was really touching and only problem is that such a wild prescription is advised to him by the neuro-pediatrician. You cannot put the life of students in danger with such acts. Thank you.

Giulia 30/11/2012 14:33

C'est avec le raisonnement "on ne veut pas cette manie du moule" qu'on m'a dit que je n'avais rien, qu'il suffisait juste que je fasse un effort et que tout irait mieux, et qu'on n'en serait pas à un pareil échec si mes parents m'avaient donné en adoption.

A force de "ne pas vouloir faire rentrer dans le moule", "ne pas coller d'étiquette", on en vient à refuser de soigner des enfants puis des adultes.
Et dès que ces mêmes personnes se soignent, elles sont considérées comme des "droguées", "de mauvaise éducation, de mauvaise vie et de mauvaise moeurs".

Je suis de ces personnes, enfant devenue adulte, qui prend de la Ritaline. Qui a un TDAH (outre la déficience auditive).
Et qui, enfin, vit au lieu de végéter.

Je n'ai pas honte d'être malade.
En revanche, j'ai honte de mon pays qui se proclame "patrie des droits de l'Homme" tout en refusant de reconnaitre cette maladie/ce syndrome (peu importe, là n'est pas la question). Refusant à ceux qui en ont besoin ces soins, préférant les traiter de drogués qui imaginent avoir des problèmes alors qu'ils refusent de faire le moindre effort.
Préférant accuser les parents d'être fautifs alors qu'ils n'ont rien fait pour que l'enfant soit malade.

A force que les professionnels de santé ont passé davantage de temps à chercher qui blâmer, dire que "mes parents auraient mieux fait d'être déchus de leurs droits parentaux plutôt que d'engendrer une pareille erreur de la nature" au lieu de chercher des solutions pour m'aider (non me juger et blâmer pour ma "mauvaise moralité"), je souffre davantage que de la maladie elle-même.

Celui qui préfère blâmer les parents au lieu de chercher à les aider est coupable de maltraitance médicale.

annesophe 18/12/2012 17:25

Bonjour

@Giulia: tu as l'air super en colère. Effectivement vu ce que tu décris, vu ce que certains ont dit à tes parents et à toi, on le comprend, on le serait à moins.
Tu es malade, la Ritaline est le bon traitement pour toi... C'est super! Tant mieux, vraiment j'en suis ravie, c'est juste super énervant que tu aies mis trop longtemps à trouver le bon traitement.

mais...

Je n'ai pas compris qu'Armance refusait en bloc l'usage de la Ritaline.
Je comprends qu'on veuille vérifier la présence d'un trouble réel ou d'une pathologie avant de prescrire un traitement, efficace si trouble, dangereux sinon.
Il est intolérable d'attaquer, de menacer un parent quand son enfant est mal, tu l'as vécu en tant qu'enfant, la maman de Jules l'a vécu, Armance comme toi comme moi comme les autres lecteurs sommes d'accord, ce n'est pas acceptable.

Peux-tu entendre qu'on n'ait pas envie de voir des personnes non averties, non professionnelles (de la maladie ou du trouble en question) poser des diagnostics erronés sur nos enfants?
Se poser des questions, c'est sain.
Vouloir à toute force traiter tout le monde à la Ritaline, c'est dangereux.

Une maman d'un enfant précoce, bougeon, et à qui on parle souvent de TDAH. Ce à quoi je rétorque "il a des problèmes de concentration quand on lui lit un histoire"? Et mon interlocuteur se tait, car mon enfant est capable depuis ses 12 mois d'écouter attentivement des histoires pendant trés longtemps.

Toi, non. Tu es malade, tu es traitée, et c'est super.
C'est pour ça, me semble-t-il, qu'Armance est médecin. Pour soigner.

Bien cordialement

Giulia 06/12/2012 18:35

Je ne vois pas en quoi "psychologue amatrice" et "sachante" sont des insultes. Ce discours est tel, je le dis, quand bien même je n'ai pas un QI mesuré à 180.
Si vous aviez la courtoisie de m'expliquer, ce serait avec grand plaisir.
Maintenant, si, à vos yeux, seules certaines catégories de personnes méritent des explications et pas d'autres, je ne peux que me rendre à votre décision.

Maintenant, vous connaissez mon opinion sur ces gens qui nient le handicap en balançant des explications pseudo-psychologiques.
Non seulement elles sont fausses, mais en plus, elles sont blessantes.
Je ne sais pas si le médecin que vous proclamez être a cure de la souffrance que c'est. Je ne sais pas si être considérée une qui "use de la maladie comme subterfuge parce qu'elle est intrinsèquement une mauvaise personne venant de "géniteurs" qui se contrefoutent de leur enfant" est une souffrance à prendre en compte ou
à balayer d'un revers de la main.

Le premier pas à faire est de reconnaitre le handicap qu'est le TDAH. Le nier prétendument qu' "il ne faut pas vouloir à tout prix couler la personne dans le moule" est un discours dans la logique de considérer que la personne a fait le choix de se comporter ainsi pour le plaisir de nuire aux autres.
Ne jamais s'étonner que la stigmatisation engendre des tentatives de suicide, réussies ou ratées.
Cette dame a un discours qui stigmatise, comme certains de vos confrères qui considéraient que "mes parents ont engendré une erreur de la nature et que d'autres patients sont plus méritants de recevoir des soins".


De la même façon que je n'ai pas choisi d'avoir une déficience auditive à cause d'une malformation vestibulaire, je n'ai pas choisi d'avoir un TDAH. Je n'ai pas choisi d'avoir besoin de Ritaline.
De la même façon que celui qui a une tachycardie ventriculaire n'a pas choisi d'avoir besoin d'un traitement par beta-bloquant.



Est-ce qu'Armance, qui se proclame médecin, est satisfaite de cette façon d'expliquer les choses ?
Parce que je ne peux qu'être dégoutée de cette façon que cette dame a de considérer les gens.
A moins qu'Armance considère mon dégout comme une preuve de faiblesse...





Je vous remercie d'avance de l'explication que vous daignez me fournir, si ce n'est trop vous demander.

armance 06/12/2012 13:12

Giulia, je tiens à laisser ouverts les commentaires et à n'effectuer aucune censure sur mon blog, afin qu'il puisse être un espace d'échange.
Je vous demande cependant un peu de modération dans vos propos, il ne me sera pas possible dorénavant de tolérer l'insulte, qui qu'en soit le destinataire.
Je vous remercie par avance.

Giulia 05/12/2012 22:21

Certes, certes. Sauf que c'est GRÂCE à la Ritaline que je peux enfin étudier. Non, je ne suis pas condamnée à aller en ESΑΤ, et oui, j'ai les capacités intellectuelles.

Ah, vous croyez uniquement que c'est par vivacité que j'en suis arrivée à la Ritaline ? Eh bien ma petite dame, détrompez-vous.
Je ne pouvais plus lire une page de livre, je ne pouvais même pas écouter, je ne pouvais rien faire d'autre que manger et dormir. Ce n'est pas une vie, n'en déplaise à celle qui prétend que tous les enfants qui prennent de la Ritaline sont des drogués.

Le vrai problème dans mon histoire, c'est que les gens ont passé plus de temps à me blâmer et à blâmer ma mère que de chercher des solutions pour m'aider. Si réellement ces gens s'étaient intéressés à moi au lieu de ne penser qu'à leur égo, ils auraient compris que j'étais malade.
Non, je n'ai pas honte d'être malade chronique depuis l'enfance. Oui, j'ai honte d'être française et d'être face à des sachants comme vous, qui considérez que la maladie psychique n'existe pas chez les enfants sauf s'ils ont de mauvais parents.

Je suis désolée, je n,ai pas pris de Ritaline pour rentrer dans un moule. J'ai pris de la Ritaline parce qu'il en allait de ma SUR-VIE. Vous savez ce que signifie le mot "survie" ?
Ah non, vos enfants étaient tellement parfaits, vous les éduquiez avec une telle perfection de mère dévouée que vous vous contentez de blâmer n'importe qui et n'importe quoi.
Ensuite, vous considérez que n'importe quel parent qui donne de la Ritaline à son enfant le fait parce qu'il veut absolument le faire rentrer dans un moule, même si ledit parent se bat pour que son enfant cesse d'être traité comme un être qui fait exprès d'être comme il est.
Enfin, si votre enfant souffrait de tachycardie ventriculaire avec fibrillation, est-ce que vous refuseriez de lui donner un bêta-bloquant ?

Votre réponse me confirme l'opinion que je m'étais forgée à votre sujet avec votre premier message.
Vous êtes une psychologue amatrice qui considère qu'un enfant est forcément malheureux et qu'il doit atteindre la majorité légale pour avoir une maladie neuropsychiatrique.
Vous vous contentez de répéter comme un perroquet, sagement assise dans votre fauteuil, toutes les âneries démenties depuis trente ans et des gamelles par la recherche.
Vous êtes de ceux et celles qui considère que les parents sont forcément coupables des maladies neuropsychiatriques qu'ont leur enfant et que si la famille daignait s'investir dans la thérapie, l'enfant serait guéri depuis longtemps et que le diagnostic sert uniquement à dédouaner les "géniteurs" de ne pas s'occuper de leurs enfants.
Vous êtes comme ma moche-mère.

Je vous souhaite d'avoir un enfant atteint de ce genre de maladie, et pourquoi pas assaisonnée d'une cécité, d'une surdité voire d'une surdi-cécité.
Ceci vous ouvrira réellement les yeux sur ce que j'ai souffert.
Non pas, comme vous osez affirmer de votre fauteuil, qu'on ait voulu me rentrer dans un moule.
Mais plutôt qu'on ait NIÉ MON HANDICAP, en considérant que je fais exprès d'être ainsi.


Maintenant, si vous refusez de comprendre la souffrance de quelqu'un dont on NIE LE HANDICAP comme on le fait en France avec le TDAH, vous démontrez uniquement à quel point vous avez un coeur de pierre.
Je ne vous souhaite jamais qu'on vous prenne par le col de vos vêtements et qu'on menace de vous jeter par la fenêtre parce que vous n'avez pas entendu l'instit' parler, parce que ce n'est pas quelque chose que je peux souhaiter même à une psychologue amatrice égoïste et méchante.


Je ne salue pas la sachante, sans coeur et qui considère ses enfants comme des jouets.


Vous me donnez envie de vomir, et ça me fera beaucoup de bien de rendre le verre d'eau sur vous.

Marie 02/12/2012 18:29

Il n'en reste pas moins que votre histoire (-si bien racontée) est symptomatique d'une nouvelle mode, celle de considérer des enfants au tempérament un peu plus vif que la moyenne comme des malades devant être remis dans le droit chemin par l'administration de médicaments ! J'ai autour de moi plusieurs parents malheureux angoissés qui pensent que leur enfant souffre d'un trouble psychique alors que je vous l'assure il n'en est rien !!! Tous les enfants ne sortent pas d'un même moule et la période si courte de leur enfance ne doit pas être corsetée par des drogues. On abuse c'est sûr et certain de l'administration de RILATINE; Je trouve cela scandaleux et il faudrait en parler plus car les parents sont désemparés et ne savent pas quoi faire.

armance 30/11/2012 20:54

Chaque patient est unique, chaque situation est unique.
Au travers de cette histoire, je ne fais absolument pas le procès de la RITALINE. Je constate simplement que les difficultés d'un enfant à s'intégrer à l'école peuvent avoir des causes multiples, et, dans ce cas précis, les intervenants ont agi chacun isolément sans même se préoccuper du vécu de Jules ni de celui de sa mère.
Pour Jules la RITALINE n'a pas été la solution, puisque les choses se sont finalement apaisées, et c'est le principal, sans qu'il ne la prenne.

Gourouetdemi 29/11/2012 11:31

Vous écrivez : "l'école, qui est pourtant obligatoire pour tous les citoyens de six à seize ans. "

N'est-ce pas plutôt l'instruction qui est obligatoire ? La scolarisation n'en étant qu'une des formes possibles.

Cordialement.

armance 29/11/2012 13:00

Vous avez raison, c'est un abus de langage de ma part, c'est bien l'instruction qui est obligatoire de 6 à 16 ans. Il reste néanmoins que la décision de déscolarisation d'un enfant ne peut en aucun cas venir de l'enseignant seul. Ici, il ne s'agissait que d'un levier de pression, mais qui peut être reçu avec beaucoup de violence par les parents.

Souristine 28/11/2012 20:38

J'adore la chute! :)

En revanche je suis assez estomaquée par le "diagnostic" posée par la maîtresse et la prescription du neuro-pédiatre sans plus d'états d'âmes...

Quant à la menace de ne plus prendre l'enfant à l'école, pas sûre que ce soit légal. Que c'est usant cette manie de vouloir faire rentrer tous les enfants dans le même moule!

En tout cas, ils ont tout compris, ce petit Jules et sa maman!

Giulia 30/11/2012 14:42

Ils ont compris pour eux. Ce qui ne veut pas dire que "cette maladie n'existe pas, c'est juste la faute des parents".

J'espère que personne ne vous traitera de la sorte alors que vous vous décarcassez pour trouver des solutions.

Donc, à vos yeux, si j'ai besoin de ce traitement, je suis "une droguée de mauvaise vie et de mauvaise moeurs, partisane de la paresse, et qu'être donnée en adoption aurait évité d'engendrer une pareille erreur de la nature" ?

Non, je ne cherche pas à rentrer dans le moule et oui, je préfère être soignée plutôt que de végéter.
Maintenant, si vous préférez qu'un enfant végète, abandonne l'école et se drogue, c'est votre choix.
Contrairement à vous, je préfère être soignée plutôt que de me droguer, boire, et même crever.

Comment réagirez-vous le jour où l'enfant de l'étudiante en médecine aura tous les symptômes de cette maladie mais se fera accuser d'être "une génitrice" qui a "engendré une erreur de la nature", "cet enfant sera forcément un drogué, de mauvaise vie et de mauvaises moeurs, avec un casier judiciaire bien chargé" ?
Ceci n'est pas autre chose que de la maltraitance médicale.
Méditez sur ce sujet pendant que vous êtes encore étudiante, avant de laisser un patient crever parce que vous le considérez indigne d'être soigné.


Je ne salue pas l'étudiante en médecine, encore adepte de la maltraitance médicale.